Archive | mars 2016

Merci à mon amie la blogosphère!

17 mar

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Il y a une semaine mon voisin m’a demandé: « Mais qu’est-ce qui t’a poussé à avoir un blog? »  C’est au fil de notre conversation que je me suis aventurée à lui dire que j’avais un blog. Bien entendu, il ne sait pas de quel blog il s’agit, et il s’est bien gardé de m’en demander plus. Je dirai par politesse et par pudeur.

Cela m’a beaucoup arrangé, à vrai dire, car mon blog est toujours anonyme… Et le restera encore un moment, je pense.

J’ai une poignée d’amis et de personnes de confiance qui en connaissent l’existence, et cela me convient pour le moment.

Pourquoi rester anonyme? Peut être par ‘respect’ pour mes proches?

Non pas que je trouve que les blogs non anonymes ne soient pas respectueux de leurs proches.

Mais, pour ma part, par exemple, je sais que mon conjoint ne veut pas qu’on sache qui je suis, ni qui il est, et cela je le respecte.

Ce que j’aime dans la blogosphère, c’est qu’on peut dire un peu tout ce qu’on pense. S’épancher, partager, pousser des coups de gueule.

J’aime donner mon avis mais j’aime aussi avoir l’opinion des autres.

N’empêche que les ‘critiques’, des fois ça coince, même si je proclame haut et fort que j’encaisse bien les critiques et que ça m’aide à avancer…

Je me rappelle d’un billet qui avait ‘déchaîné’ les passions parce que je parlais de mes ‘problèmes’, de mon poids, entre autres (ça va, je fais un 38-40… pas de quoi en faire tout un foin…) et de mon conjoint qui était d’accord et qui aurait aimé que je perde du poids… Les commentaires acerbes de certaines blogueuses m’avaient foutu la trouille, la honte… Enfin, je sais pas trop comment définir ce que j’avais ressenti. Un profond malaise, je dirai. Au travers de mon billet, je ne voulais pas qu’on s’apitoie sur moi ni qu’on traite mon conjoint de tous les noms.

Mais c’est difficile par l’écrit uniquement de transmettre ce que l’on veut réellement. Il n’y a pas d’intonation, pas de mimiques, pas de gestes. Il reste une part d’interprétation de tout un chacun qui est incompressible.

Et cela m’a fait peur… Le lendemain j’ai publié un ‘Méaculpa’ et pendant quelque temps, j’ai déserté la blogosphère.

J’écris comme je parle. Je tape à la ligne. Je ne reviens quasiment jamais sur ce que j’ai écrit.

J’écris ce qui me passe par la tête, sans plan, sans construction.

Des fois, du coup, je saute du coq à l’âne, mais bon, c’est ce que j’aime.

C’est un peu comme écrire son journal intime sauf que ce journal intime est lu par d’autres personnes. Des personnes bien réelles derrière l’écran de leurs ordinateurs.

Si si, je vous entends quand je vous lis et je vous vois quand vous lisez mes billets. Des fois c’est drôle, on s’imagine une blogueuse de telle ou telle façon. Et un jour, elle publie une photo et on se dit: « Ah, je ne la voyais pas du tout comme ça! » ou « Ah, je la voyais tout à fait comme ça! ». Je trouve ça drôle.

Des fois, je m’imagine organiser une rencontre avec toutes les blogueuses avec lesquelles, au fil du temps, j’ai développé des ‘affinités’ et avec lesquelles, je pense que je m’entendrai super bien. Vous savez, mieux qu’avec vos copines actuelles que vous voyez tout le temps, mais avec lesquelles, il manque un truc… Vous savez ce petit quelque chose.

Après je me dis, c’est aussi bien comme ça. Que chacune reste derrière son ordinateur. Des fois, cela éviterait bien des déceptions, comme dans la ‘vraie’ vie.

En tout cas, merci à mon amie la blogosphère, et longue vie à toi!

Bises les copines.

A très vite, Agnès.

Chacun sa passion… Ou chacun le droit de ne pas avoir de passion…

10 mar

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J’adore écrire, j’adore lire. Ou plutôt j’ai adoré lire avant d’adorer écrire.

Et depuis peu, j’ai deux nouvelles passions: j’adore dessiner et j’adore tricoter.

J’aime aussi beaucoup courir et cuisiner, mais je ne dirai pas que ce sont des passions.

Je cours pour m’entretenir, et parce que je prépare un semi-marathon pour le mois d’avril.

Et je cuisine parce que j’aime manger, et parce que j’aime voir mon conjoint se régaler de mes petits plats. Il est tellement heureux quand je lui mitonne de bons petits plats. Comme quoi c’est vrai que pour conquérir le coeur d’un homme, il faut en passer par son estomac!

Longtemps, je n’a pas eu de passion, et je m’en suis voulu pour cela. J’ai longtemps eu le complexe de dire : « Non, je n’ai pas de passion. »

J’ai même eu plusieurs petits amis qui me l’ont reproché… Vous savez, cette remarque assassine: « Toi, tu n’aimes rien. »

Mais si, j’aimais déjà beaucoup de choses à l’époque, mais je n’avais pas le temps ou je ne prenais pas le temps.

Ce n’est que maintenant, à 33 ans, maintenant que tous les concours de médecine sont derrière moi, que j’ai le temps de prendre le temps.

Plus jeune, mes parents voulaient que je sois irréprochable académiquement. J’étais le cliché de la première de la classe: la petite avec de grosses lunettes et que des 19 ou des 20…

A part la natation, je n’avais pas d’autre activité extrascolaire… Et c’était une activité imposée par mon père…  A l’époque, c’était des pleurs. Il fallait que j’y aille tous les jours, 2 heures et demi d’entraînement intensif par jour et pendant les vacances c’était 2 fois 2 heures et demi par jour… Les entraînements, ça allait, c’est les compétitions que je détestais…

Bon maintenant, j’ai plusieurs passions. J’adore faire tous ces trucs.

Mais je ne crache pas pour autant sur ceux qui n’en ont pas.

Des fois, on se découvre des passions quand l’occasion s’offre à nous. Une question d’opportunités, de temps et, des fois, d’argent.

Bref, faites ce que vous aimez sans vous prendre la tête. Passion ou pas passion, qu’est-ce qu’on s’en moque, du moment que cela vous rend heureux.

Bises à toutes.

PS: Je ne suis pas enceinte. Fausse alerte le mois dernier… Snif… Peut être dans les mois à venir!!!! :)

Un interne de chirurgie s’est suicidé cette semaine…

6 mar

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Cette nouvelle m’a tout simplement bouleversée… Vous savez cette sensation désagréable de boule au ventre qui vous tord jusqu’au malaise…

Cette nouvelle m’a bouleversée parce que c’est une histoire qui me touche de près. C’était un confrère, un jeune confrère, 27 ans. Il aurait pu être mon co-interne. Il aurait pu être mon pote, mon pote de galère dans ce monde impitoyable qui est le monde de la médecine, et plus particulièrement de la chirurgie.

Un de ces amis fait passer, en ce moment, sur Facebook, une lettre adressée à ses externes où il décrit son ami.  C’était à priori quelqu’un d’équilibré qui, en plus d’être brillant académiquement, faisait du sports, avait une copine. C’était quelqu’un qui était destiné à une très belle carrière, à une très belle vie, mais qui s’est donné la mort…

Moi aussi, j’ai besoin d’en parler, même si je ne connaissais pas cette personne.

J’ai besoin d’en parler pour que cela n’arrive plus, pour que cela n’arrive pas à un ami, une amie, un confrère, une consoeur, un conjoint, ou à moi…

Malheureusement, personne n’est à l’abri du suicide… Mais avant d’en arriver là, il y a de ces signes qui ne trompent pas.  Et tout un chacun, à mon sens, nous nous devons, en tant qu’être humain pourvu d’humanité, de venir en aide à ces personnes en difficulté.

Mais, malheureusement, dans le monde de la médecine, tout ceci est tabou. Un médecin ne peut pas être malade. Un médecin ne peut pas être faible. Un médecin se doit d’être fort. Un médecin se doit d’être à l’écoute. Un médecin se doit d’être corvéable.

J’ai envie de dire STOP. Putain STOP.

Nous sommes des êtres humains. Nous sommes faibles. Nous faisons semblant.

A force de tirer sur une corde, elle se rompt…

Nous faisons semblant pour rentrer dans les clous, nous faisons semblant pour correspondre aux critères de notre société bien pensante.

Nous sommes au service des malades. Et je le répète ‘au service’. C’est notre sacerdoce… Le serment d’Hippocrate…

Mais nous avons nos limites.

Donc de grâce, arrêtez de tirer sur la corde, arrêter de presser sur le citron. Arrêtez d’être des êtres dépourvus d’humanité. Arrêtez de nous en demander toujours plus. Arrêtez de nous faire la guerre. Et là, je ne vise personne en particulier. Cela peut être aussi bien notre conjoint, notre collègue de travail, notre ami, la société, notre cher gouvernement…

Arrêtez.

Le suicide est six fois plus élevé chez les professionnels de la santé par rapport à la population générale. Il y a un problème, un vrai problème…

J’ai un métier difficile, j’ai un métier à responsabilités. J’ai la vie d’êtres humains entre mes mains. Je suis le médecin, je suis la confidente, je suis le roc de mes malades…

Je veux bien être le médecin. Je veux bien, même si ce n’est pas mon rôle, être la confidente. Mais je ne veux pas être le roc de mes malades.

Je veux que mes malades restent autonomes, gardent leur libre-arbitre, restent responsables de leur choix, de leur vie.

Je ne veux pas prendre sur moi le malheur, la détresse, de tous mes malades. Je ne veux pas culpabiliser, je ne veux pas qu’on me fasse culpabiliser d’être malade, d’être en vacances…

A côté, nous médecins, nous aussi, nous avons nos problèmes, notre famille, nos tracas, nos dettes, nos crédits…

Qui a déjà demandé à son médecin qui avait l’air au bord du rouleau: « Est-ce que ça va Docteur? ». Qui?

J’ai dévié sans le vouloir du message que je voulais faire passer et que je pense être très important. On le sait mais on ne l’applique pas.

Profitez de la vie. Vivez les échecs comme des épreuves pour vous mener vers la réussite. Voyez le verre à moitié plein et non à moitié vide.

Souriez à la vie et elle vous sourira.

Ce matin, je suis vraiment triste. Vraiment. Mais ça passera.

Bon dimanche à toutes et à très vite.

Et si on arrêtait de tout mettre sur le dos de nos parents?

2 mar

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Comme beaucoup d’entre vous, j’ai eu ma phase: « J’en veux à mort à mes parents et tout ce qui m’arrive de pas drôle est de leur faute… ».

Certes, nos parents jouent en rôle primordial dans notre apprentissage, dans la construction de notre personnalité, mais après, quitte à nous de changer si cela ne nous convient pas.

Comme dans tout apprentissage, il y a du bon et du mauvais. Il faut en prendre et en laisser.

Petits, ce que nous disent maman et papa est parole d’or et nous n’avons pas notre libre-arbitre. Nous obéissons (ou pas)…

Les enfants de parents stressés sont le plus souvent stressés, les enfants de parents disciplinés sont le plus souvent disciplinés, les enfants de parents sportifs sont le plus souvent sportifs, les enfants de parents créatifs sont le plus souvent créatifs. Il y a certes des exceptions mais n’empêche qu’il y a une tendance.

A l’adolescence, il y a ceux qui se rebellent et ceux qui continuent à obéir.

Adultes, c’est une tout autre histoire… Les fondations sont là… Un perfectionniste restera un perfectionniste. Un hédoniste restera un hédoniste. Un altruiste restera un altruiste. Un narcissique restera un narcissique. Un artiste restera un artiste, ainsi de suite. Mais à des degrés divers! Haha!

Selon l’Ennéagramme, il y a 9 types de personnalités. Mais toute personnalité n’est pas figée. Tout est dynamique, tout peut être moduler.

Donc, arrêtons de blâmer nos parents pour tout. La vie est devant nous.

Conservons ce qui nous plaît en nous et essayons de changer ce qui ne nous plaît pas.

Bonne journée.

Agnès, votre petit brin de femme.

 

 

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