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Pourquoi j’aime discuter avec les gosses?

8 jan

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Les enfants… Des être naïfs, sincères, malicieux, curieux, fragiles (?). Bref, un cocktail détonnant.

Celles qui me connaissent, savent que j’adore les anecdotes. Je trouve que c’est plus simple d’illustrer ce que je veux dire avec de petites anecdotes.

Donc, je vais vous conter quelques petites discussions sérieuses que j’ai eues dernièrement avec mon neveu, Baptiste, qui a 6 ans!

Accrochez-vous! Décoiffage assuré!

Anecdote N°1:

Baptiste: « Tatie, dis-moi, est-ce qu’il t’arrive de te disputer avec Tonton? »

Moi: « Oui, bien sûr que ça nous arrive de nous disputer. Pourquoi me demandes-tu cela? »

Baptiste: « Bein , parce que Maman et Papa, cela leur arrive de se disputer très fort… Mais bon, moi aussi je me dispute avec Louisa quand elle joue avec mes voitures. Mais je l’aime bien Louisa. C’est ma soeur. »

Moi: « Voilà, tu as tout compris. Ce n’est pas parce qu’on se dispute qu’on ne s’aime pas. Il m’arrive de me disputer avec Tonton parce que je ne suis pas d’accord avec lui. C’est pareil pour ton Papa et ta Maman. Mais une chose est sûre, c’est qu’on s’aime quand même! »

Ouf, là je trouve que je m’en suis pas mal sorti!

Anecdote N°2:

Dès le lendemain, Baptiste rapplique alors que je l’accompagne à l’école…

Baptiste: « Tatie, dis-moi, c’est vrai que tu te disputes avec Tonton? Pour de vrai? » (avec des yeux tout brillants et plein d’espoir, à mon grand étonnement)

Moi: « Oui mon coeur, il nous arrive de nous disputer vraiment avec Tonton. Pourquoi? »

Là, il m’inquiète ce petit. Va falloir que j’en parle à Sophie, ma belle-soeur. Qu’est-ce qui se passe chez eux? Il y a de l’eau dans le gaz ? Je ne m’en suis pas rendu compte?

Baptiste: « Bein, il y a Julie, dans la cours de récré, elle m’embête et on n’arrête pas de se disputer… »

Ouf. Que c’est mignon, sa première petite copine! Je me sens privilégiée.

Moi: « Dis-mois, Baptiste, ce serait pas ta petite chérie cette Lucie? »

Baptiste: « Tatie, je t’ai dit Julie, pas Lucie! » (il lève les yeux au ciel).

C’est vrai, j’ai du mal avec Julie et Lucie. Une fois sur deux, je me trompe.

Moi:  » Allez, avoue, Julie, c’est ta petite copine? Tu peux me le dire. Je ne dirai rien à personne. Et oui, il arrive qu’on se taquine quand on est amoureux. On se dispute pour un rien alors qu’on s’aime énormément. »

Le filou, n’a pas vendu la mèche. Mais j’ai bien vu comment il regardait la petite Julie, une jolie petite brunette avec de jolies bouclettes et les joues toutes roses. Rien n’échappe à Super Tatie! Elle connaît les histoires d’amour…

Anecdote N°3:

La veille de l’anniversaire de ma belle-soeur, j’emmène mon neveu à une exposition Lego.

Moi: « Alors Baptiste, qu’est-ce que tu vas offrir à Maman pour son anniversaire demain? » Je vois déjà le collier de nouilles immonde, ou un magnifique dessin digne de Picasso.

Baptiste: « Tu sais, Tatie, comme on va à l’exposition Lego, je n’aurai pas le temps de lui faire un dessin. Je vais lui offrir le dessin de la Fête des Mères. »

Normal quoi. Il a 6 ans. Il n’a pas le temps. Je suis sur le cul.

Moi: « Mais Baptiste, ça ne se fait pas. Tu serais d’accord que pour ton anniversaire, on t’offre le cadeau de l’année passée? »

Baptiste: « Bein non! Maman, elle ne fera pas ça. Je sais qu’elle m’achète mon cadeau pendant les soldes! »

Bien sûr…

Anecdote N°4:

Baptiste: « Trop bons ces macarons Tatie. Je me régale. »

Moi: « Tu me laisses goûter? »

Baptiste: « Désolée Tatie, je suis malade. Je tousse. »

Et là, il se force à tousser et il me demande un mouchoir pour se moucher! Peur de rien le petit.

Anecdote N°5:

Baptiste: « J’adore tes frites vertes, Tatie! »

Ah, il veut dire les haricots verts de ce midi!

Moi: « Oui mon chou, c’est très bon pour la santé les frites vertes! Je t’en referai la semaine prochaine! »

 

Voilà pour les quelques petites anecdotes.

J’en ai plein d’autres,mais personnellement, je n’aime pas les billets trop longs.

Bien souvent, quand c’est trop long, je n’arrive pas à lire le billet jusqu’au bout. Désolée…

Allez, une dernière quand même, juste pour le plaisir:

Baptiste: « Ta crème anglaise n’est pas bonne. Elle est DE-LI-CIEUSE! »

Trop chou et fier de lui-même en plus. L’estime de soi, ça commence dès petit. Et ta Tatie est très fière de toi.

Des bisous et une bonne journée à tous!

Agnès.

 

 

 

Un billet fourre-tout

7 jan

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Aujourd’hui je n’ai pas de titre à donner à mon billet.

J’ai envie de parler de tout et en même temps de rien.

De la pluie et du beau temps.

De ce qui me rend heureuse. De ce qui me rend triste.

J’aime taper à la ligne et écrire ce qui me passe par la tête.

Je me prends un peu pour Carrie Bradshaw dans Sex in the City. Et bien entendu, je rêve de ses chaussures de rêve.

L’année 2015 est derrière moi. Elle m’a enseigné pas mal de choses sur moi-même et sur les autres. Je ne veux en retenir que le positif car à quoi bon se torturer l’esprit avec le négatif. C’est passé. Ce qui est fait, est fait, et on ne peut pas retourner en arrière.

Je ne reviendrai pas sur la méchanceté ni la perfidie des gens.

Je ne veux me souvenir que des belles rencontres:  chez des amis, au boulot, au coin d’une rue, sur Hellocoton…

Mon blog a vu le jour le 1er novembre 2014. Une idée comme ça parce que je voulais partager mon quotidien, mes idées. Je voulais refaire le monde. Je ne regrette pas.

Au début, c’était la chasse aux abonnés, la chasse aux commentaires, la chasse aux vues.

Au début, je ‘calculais’.

Maintenant, je ne calcule plus.

Je commente les articles qui me plaisent.

Je suis copine avec des blogueuses qui me ressemblent et cela me suffit.

Un petit commentaire par ci, un petit commentaire par là me mettent du baume au coeur.

Bien entendu, je regarde toujours les statistiques de mon blog. Bientôt 20 000 vues en un peu plus d’un an (dont 6 mois d’absence…).

Je fêterai bientôt avec vous ce cap des 20 000 vues.

Je suis contente.

Je suis heureuse.

J’aime ma vie. J’aime LA vie.

Je vous souhaite de pouvoir dire la même chose.

Agnès, votre petit brin de femme.

Laver son linge sale en public

2 jan

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Hier soir, mon chéri est tombé sur mon avant dernier article, et il n’était pas très content.

Je racontais mes dernières semaines, et je vous disais qu’il laissait traîner ses caleçons quand je n’étais pas là…

Bon, c’est vrai que ce n’est pas de très sympa de ma part de raconter des choses si personnelles de notre vie.

J’essaierai dorénavant de ne rien mettre sur ma douce moitié.

C’est son droit et je me dois de le respecter.

Et contrairement à ce qu’il pense, je ne pense pas que mes amies blogueuses le voit comme « un sale connard ».

Si c’est le cas, vous vous méprenez.

La moitié parfaite n’existe pas. Je ne vais pas vous dire que mon homme est le plus beau, le plus intelligent et le plus drôle. Même si je le pense très fort (c’est mon anniversaire dans moins d’un mois… et si jamais il passe par mon blog avant, qui sait, j’aurai peut être un plus gros cadeau…!!).

Donc, oui promis chéri, je ferai plus attention dorénavant. Pas d’histoires trop personnelles. Pas d’indice sur nos identités…

Belle année 2016 à tous. Quelle soit belle, que vous soyez en bonne santé, et surtout que vous soyez très heureux.

Agnès, votre petit brin de femme.

J’ai peur d’oublier

31 déc

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Il est 23h43. Je suis seule dans ma chambre d’hôtel et j’ai peur d’oublier.

J’ai peur d’oublier que je suis quelqu’un de bien.

J’ai peur d’oublier que je suis un bon médecin.

J’ai peur d’oublier que j’ai prêté serment.

J’ai peur d’oublier que je suis fragile et qu’il faut que je me protège.

J’ai peur d’oublier que je suis tout simplement humaine.

Ces deux dernières semaines ont été très éprouvantes au niveau professionnel.

J’essaie toujours de voir le positif.  Mais ce soir, je ne veux même pas essayer.

J’en ai assez d’être forte.

J’en ai assez de donner le change.

Toute seule dans ma chambre d’hôtel, je n’ai envie que d’une chose: m’effondrer et pleurer.

Ces deux dernières semaines, j’ai vu et entendu des choses qui me dépassent.

Si vous pensez que tous les médecins font leur métier par vocation, oubliez.

Si vous pensez que tous les médecins font leur métier par passion, oubliez.

Si vous pensez que tous les médecins sont bienveillants, oubliez.

Si vous pensez que tous les médecins respectent la déontologie médicale, oubliez.

Si vous pensez que tous les médecins se souviennent qu’ils ont un jour prêté serment, oubliez.

Je suis médecin. J’ai prêté serment.

Je sais que j’ai obligation de moyen, pas obligation de résultat.

Je devrais être contente d’avoir sauvé pour Noël et le Nouvel An deux jeunes patientes qu’on donnait pour mortes, et qui le seraient très probablement à l’heure où je tape ce billet si je n’étais pas intervenue…

Mais j’ai juste envie de pleurer.

Envie de pleurer parce que j’ai l’impression qu’elles ont été ‘abandonnées’ par mes pairs…

Je ne pense pas être un meilleur médecin qu’un autre, mais j’ai la chance d’avoir eu une formation qui me pousse toujours à aller au bout des choses, de ne pas baisser les bras tant que je n’ai pas compris pourquoi tel ou tel patient ne va pas bien…

Il n’en est pas de même pour tous les médecins. Expliquez-moi pourquoi?

Parce que là, je suis lasse, je suis épuisée.

Pas épuisée à cause de mon boulot que j’adore (un peu trop) mais épuisée du ‘laxisme’ de certains de mes confrères…

Il n’est pas confraternel de ‘médire’ sur ses confrères.

Je ne médis pas, c’est simplement un constat…

Et j’aimerai bien que ces personnes m’expliquent pourquoi…

Le monde médical est un monde de requins. Je commence enfin à comprendre que si je n’arrive pas à me blinder, à faire abstraction de tous les dysfonctionnements qui m’entourent, il faudra que je change probablement de planète…

Voilà, je n’ai pas pleuré. J’ai écrit. Il est 23h58.

Note finale optimiste: heureusement, il y a aussi de très bons médecins, des médecins avec qui on peut discuter et échanger, des médecins à l’écoute de leurs malades, des médecins qui ne comptent pas leurs heures… Je suis certaine que vous en connaissez.

Redonnez-moi espoir en mon métier.

Agnès, votre petit brin de femme.

J’écris pour ne pas oublier

2 déc

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Je ne savais pas trop quelle tournure allait prendre mon blog à mon retour sur la blogosphère.

Ce sont les évènements tragiques du vendredi 13 novembre 2015 qui m’ont incité à me remettre à écrire.

Ecrire pour ne pas oublier.

Chacun est pris par son train train quotidien, chacun a ses problèmes et bien souvent on est tellement obnubilé par ce que l’on a à faire qu’on en oublie l’essentiel: vivre…

Cela va vous paraître un peu paradoxal mais pour être heureux, je pense qu’il faut être un minimum égoïste… S’octroyer des purs moments de plaisir où l’on ne pense qu’à soi et à son bien-être.

Par exemple, j’ai un nouveau rituel le matin et/ou le soir: le bain. Un bon bain chaud par ces temps froids avec des sels de bains relaxants. Pur moment de bonheur! Pour moi, le must: les produits de chez Occitane. On a presque envie de se manger les mains tellement ça sent bon.

J’écris pour ne pas oublier parce qu’il m’arrive d’oublier…

Oublier que je suis entourée de personnes que j’aime et qui m’aiment, oublier que la vie est belle, oublier que je suis une belle personne, oublier que je suis un bon médecin…

Les aléas de la vie font que personne n’est à l’abri d’un échec, de pépins de santé mais tout est une question d’attitude…

Un billet plus court que d’habitude ce matin car j’attends les déménageurs et mon chéri est déjà sur le pied de guerre (il n’est que 7h10 du matin et les déménageurs arrivent dans vingt minutes chrono!).

Des bisous, Agnès.

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